Vol 84 (2019)
Research Notes / Notes de Recherche

“They Didn’t Even Realize Canada Was a Different Country”: Canadian Left Nationalism at the 1971 Vancouver Indochinese Women’s Conference

Candice Klein
Department of History, University of Saskatchewan
cover of Labour/Le Travail, Volume 84
Published November 4, 2019
How to Cite
Klein, C. (2019). “They Didn’t Even Realize Canada Was a Different Country”. Labour / Le Travail, 84, 231-258. https://doi.org/10.1353/llt.2019.0038


From 1 to 6 April 1971, over 600 women gathered to attend the Vancouver Indochinese Women’s Conference (viwc), an international women’s antiwar conference organized by women’s liberationists in Vancouver. The conference was intended to bring women together under the banner of an international sisterhood, but this desired goal did not happen. Instead, tensions between American and Canadian women divided conference organizers and attendees, culminating in verbal and physical conflict. The viwc is useful for examining how Canadian women experienced interactions with American feminists and radical activists in attendance at the conference. Several women viewed the actions of American delegates as imperialistic. The experiences of conference organizers and attendees show how the viwc represents a moment in women’s liberation where the limits to international feminism were particularly visible.


Du 1er au 6 avril 1971, plus de 600 femmes se sont réunies pour assister à la Conférence des femmes indochinoises de Vancouver (cfiv), une conférence internationale contre la guerre organisée par les défenseurs de la libération des femmes à Vancouver. La conférence avait pour but de rassembler les femmes sous la bannière d’une fraternité internationale, mais cet objectif souhaité n’a pas été atteint. En revanche, les tensions entre les femmes américaines et les femmes canadiennes ont divisé les organisateurs de la conférence et les participants, aboutissant à des conflits verbaux et physiques. La cfiv est utile pour examiner comment les femmes canadiennes ont vécu des interactions avec des féministes américaines et des activistes radicaux présents à la conférence. Plusieurs femmes ont considéré les actions des délégués américains comme impérialistes. L’expérience des organisateurs et des participants de la conférence montrent à quel point la cfiv représente un moment dans la libération des femmes où les limites au féminisme international étaient particulièrement visibles.